Longtemps, la couleur des fenêtres a été un choix par défaut : d’abord le blanc, omniprésent, puis le noir, devenu tendance chez les promoteurs. Pourtant, dans les quartiers historiques de Québec, la tradition voulait que les cadres de fenêtres et les portes se parent de teintes franches, contribuant au charme et à l’identité des façades. Quinzhee s’inspire de cet héritage et défie le statu quo en réaffirmant la fenêtre comme un élément identitaire à part entière.
Aujourd’hui, la diversité des finis en PVC et en aluminium permet d’harmoniser portes et fenêtres avec les différents revêtements extérieurs, qu’ils soient métalliques ou de maçonnerie. La variation des dimensions des ouvertures contribue également à une lecture plus dynamique et singulière des façades, rompant avec la monotonie qu’entraîne l’usage d’un format unique.
Le projet Ludger illustre concrètement ces principes. La variété des positions et des formats de fenêtres façonne l’aménagement intérieur et dynamise les façades. Certaines ouvertures plus réduites, positionnées en hauteur, libèrent le bas des murs pour accueillir comptoirs, postes de travail, banquettes ou divans. Leur teinte cuivrée unifie le traitement architectural tout en affirmant un caractère contemporain. Les impostes et soubassements en acier, coordonnés aux ouvertures, réduisent la surface de brique apparente, agrandissent visuellement les baies et intègrent des louvres de ventilation dissimulant les entrées d’air et sorties mécaniques.
Le chandail de Ludger prolonge cette réflexion : il isole les ouvertures d’une des façades pour animer le dos du vêtement. Ces fenêtres révèlent la vie des habitants et confèrent au chandail sa propre identité.